Hans-Hermann Hoppe — Démocratie, le dieu qui a échoué

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Le cœur de ce livre est un traitement systématique de la transformation historique de l’Occident de la monarchie à la démocratie. De nature révisionniste, il parvient à la conclusion que la monarchie est un mal moindre que la démocratie, tout en soulignant les défaillances de chacune. Sa méthodologie est axiomatique-déductive, permettant à l’auteur de déduire des théorèmes économiques et sociologiques, puis de les appliquer pour interpréter les événements historiques. Un chapitre captivant sur la préférence temporelle décrit les progrès de la civilisation comme la baisse des préférences temporelles accompagnant la construction de la structure du capital, et explique comment l’interaction des gens peut réduire les préférences temporelles de tous, avec des parallèles d’intérêt avec la loi ricardienne d’association. Se concentrant sur cette transformation, l’auteur arrive à interpréter de nombreux phénomènes historiques, telles la hausse des niveaux de crime, la dégénérescence des normes de conduite et de moralité, et la croissance du super-État. Soulignant les déficiences de la monarchie et de la démocratie, l’auteur montre comment ces systèmes sont tous deux inférieurs à un ordre naturel basé sur la propriété privée.

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Description

Le cœur de ce livre est un traitement systématique de la transformation historique de l’Occident de la monarchie à la démocratie. De nature révisionniste, il parvient à la conclusion que la monarchie est un mal moindre que la démocratie, tout en soulignant les défaillances de chacune. Sa méthodologie est axiomatique-déductive, permettant à l’auteur de déduire des théorèmes économiques et sociologiques, puis de les appliquer pour interpréter les événements historiques. Un chapitre captivant sur la préférence temporelle décrit les progrès de la civilisation comme la baisse des préférences temporelles accompagnant la construction de la structure du capital, et explique comment l’interaction des gens peut réduire les préférences temporelles de tous, avec des parallèles d’intérêt avec la loi ricardienne d’association. Se concentrant sur cette transformation, l’auteur arrive à interpréter de nombreux phénomènes historiques, telles la hausse des niveaux de crime, la dégénérescence des normes de conduite et de moralité, et la croissance du super-État. Soulignant les déficiences de la monarchie et de la démocratie, l’auteur montre comment ces systèmes sont tous deux inférieurs à un ordre naturel basé sur la propriété privée. Hoppe déconstruit la croyance libérale classique de la possibilité d’un État limité et appelle à une convergence du conservatisme et du libertarianisme comme alliés naturels aux objectifs communs. Il défend la pertinence du rôle de la production de la sécurité apportée par l’entreprise de compagnies d’assurance sur un marché libre, et décrit l’émergence du droit privé entre assureurs concurrents. Ayant établi un ordre naturel comme supérieur aux bases utilitaristes, l’auteur poursuit en évaluant les perspectives de réaliser un ordre naturel. Éclairé par son analyse des déficiences de la social-démocratie, et armé de la théorie sociale de la légitimation, il entrevoit la sécession comme avenir probable des États-Unis et de l’Europe, aboutissant à une multitude de régions et de villes-États. Ce livre complète les travaux précédents de l’auteur défendant l’éthique de la propriété privée et de l’ordre naturel. Démocratie, le dieu qui a échoué intéressera les érudits et les étudiants en histoire, en économie politique et en philosophie politique.

Informations complémentaires

Poids 0.703 kg
Dimensions 15.24 × 2.67 × 22.86 cm
Nombre de pages

448

Parution

11 mars 2020

3 avis pour Hans-Hermann Hoppe — Démocratie, le dieu qui a échoué

  1. sgeyres

    Sans chercher à résumer un tel ouvrage en trop peu de mots, on peut avancer que le travail de Hoppe vise à nous faire toucher du doigt combien la démocratie est en réalité l’antithèse de sa réputation comme summum de la liberté. Et que comme masque de vertu de l’État, qui n’en finit pas de se répandre sous son voile, elle ne peut en aucune manière servir de vecteur à une voie nouvelle vers une liberté libertarienne, puisqu’en aucune manière une série d’élections ne pourrait aboutir à démanteler ses institutions.
    Dès lors, toutes les stratégies libérales ou prétendument libertariennes, y compris inspirées de Hayek, se lançant dans de longues campagnes de reconquête de l’opinion, à contre-courant démocratique, et de cures d’amaigrissement étatique face à la masse des subventionnés, sont vouées à butter sur un effet horizon intrinsèque. Au mieux peuvent-elle espérer, dans combien de générations nul ne le sait, aboutir à un État minimal demeuré démocratique. Pas à une société libre faite d’individus libres, organisés entre eux par contrats, grâce aux entreprises du marché.
    Alors, quelle option reste-t-il ? Hoppe dans ce livre comme dans bien d’autres textes, développe l’idée de la sécession comme seule perspective réelle pour qui a de l’ambition pour la liberté. L’histoire de la fin de XXe siècle, URSS et Balkans en tête, lui apporte de la matière. Et tout récemment, l’adoption du Brexit, enfin, met à son tour l’Union Européenne sur la pente glissante d’un démantèlement désormais fort probable, et dont on osera de plus en plus parler en public.
    Pour Hoppe la cible vers la Liberté est assez concrète. Elle n’est pas une totale utopie, puisque le discret Liechtenstein est, dans sa conception, sa liberté et dans sa prospérité, extrêmement proche de l’idéal libertarien, lui qui reconnaît officiellement le droit de sécession à sa population. L’auteur en a fait un credo, la cible est claire, il s’agit pour nous libertariens d’aller vers un monde aux 1000 Liechtenstein, voire plus encore. Il s’agit de pousser à plus de sécessions, car la concurrence accrue entre pays et la reprise de contrôle des populations feront le chemin.
    Ce que cela veut dire pour les libéraux et libertariens en France devrait aller de soi, la voie est indiquée. Espérons que la mise à disposition en français de ce texte permettra une large diffusion de ces analyses.

  2. Pataub

    Enfin un livre en français qui permet de comprendre que la démocratie est la moins pire des dictatures et que l’on glisse inéluctablement vers la pire : la dictature psychologique ! Pour ne plus être naïf, il est indispensable de comprendre que les peuples ont besoin d’une psychothérapie pour sortir de toute forme de démocratie où c’est le vote de minorités de plus en plus petites qui dirigent la majorité, et que cela ne peut aller en s’arrangeant, même par le changement de pouvoir. Tous les peuples ont besoin de s’affranchir du pouvoir de prétendues élites qui sont en réalité que des mafias qui se sont légalisés par une supposée législation qui n’a plus rien de légitime lorsque les juges eux-mêmes dépendent du pouvoir, avec une indépendance qui n’est que de façade. La méthode Coué en démocratie est très largement appliquée.

  3. Thomas Ville

    “une vie sans état, oh mon dieu c’est le chaos, la mort, la loi du plus fort, le retour à la vie animale”
    un livre qui décortique et démonte, l’état, la démocratie, la tyrannie expansionniste intrinsèque à toute forme d’état.
    Un livre qui explique aussi les possibles rouages d’une société de droit privé, basé uniquement sur des interactions humaines consenties.
    Pour une vie libre, retrouver les bases du droit, du juste, une oeuvre à lire absolument.

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