Hans-Hermann Hoppe — La production privée de la sécurité

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Parmi les croyances les plus populaires, et les plus fortes en conséquences de notre époque, figure la croyance en la sécurité collective. Rien de moins significatif que la légitimité même de l’État moderne repose sur cette conviction. Pourtant, l’idée d’une sécurité collective est un mythe qui n’apporte aucune justification à l’État moderne. Les propriétaires privés, la coopération fondée sur la division du travail et la concurrence sur le marché peuvent et doivent fournir une sécurité contre l’agression. Hans-Hermann Hoppe aborde le sujet le plus difficile de la théorie économique et politique : la sécurité. Il affirme que le service est mieux assuré par les marchés libres que par l’État, tout en abordant une centaine de contre-arguments. Nous avons ici une modernisation importante d’un argument rarement avancé, même dans la tradition libertarienne. « En ne comptant que les tués, nous avons 1.175 victimes sur 35.000 ouvriers, c’est-à-dire 1 sur 30, tandis que nous ne comptons parmi les assassins, dans la période de 1840-49, qu’une “victime” de la peine de mort sur 36. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que dans notre Belgique civilisée, le métier d’assassin est moins périlleux que celui d’ouvrier mineur ; cela signifie qu’une compagnie d’assurances sur la vie qui assurerait chez nous des assassins et des ouvriers mineurs, pourrait demander aux premiers une prime inférieure à celle qu’elle serait obligée d’exiger des seconds ; cela signifie qu’il est plus dangereux de s’exposer chez nous au grisou qu’à la guillotine. »— Gustave de Molinari, L’échec de l’État en matière de criminalité (1855)

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Description

Parmi les croyances les plus populaires, et les plus fortes en conséquences de notre époque, figure la croyance en la sécurité collective. Rien de moins significatif que la légitimité même de l’État moderne repose sur cette conviction. Pourtant, l’idée d’une sécurité collective est un mythe qui n’apporte aucune justification à l’État moderne. Les propriétaires privés, la coopération fondée sur la division du travail et la concurrence sur le marché peuvent et doivent fournir une sécurité contre l’agression. Hans-Hermann Hoppe aborde le sujet le plus difficile de la théorie économique et politique : la sécurité. Il affirme que le service est mieux assuré par les marchés libres que par l’État, tout en abordant une centaine de contre-arguments. Nous avons ici une modernisation importante d’un argument rarement avancé, même dans la tradition libertarienne. « En ne comptant que les tués, nous avons 1.175 victimes sur 35.000 ouvriers, c’est-à-dire 1 sur 30, tandis que nous ne comptons parmi les assassins, dans la période de 1840-49, qu’une “victime” de la peine de mort sur 36. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que dans notre Belgique civilisée, le métier d’assassin est moins périlleux que celui d’ouvrier mineur ; cela signifie qu’une compagnie d’assurances sur la vie qui assurerait chez nous des assassins et des ouvriers mineurs, pourrait demander aux premiers une prime inférieure à celle qu’elle serait obligée d’exiger des seconds ; cela signifie qu’il est plus dangereux de s’exposer chez nous au grisou qu’à la guillotine. »— Gustave de Molinari, L’échec de l’État en matière de criminalité (1855)

Informations complémentaires

Poids 0.127 kg
Dimensions 15.24 × 0.33 × 22.86 cm
Nombre de pages

50

Parution

16 avril 2019

2 avis pour Hans-Hermann Hoppe — La production privée de la sécurité

  1. Pierrot

    Très bonne initiative que cette traduction du célèbre économiste et philosophe Hans-Hermann Hoppe. Dans ce court texte, Hoppe explique comment la sécurité pourrait être gérée de manière complètement privée sans avoir à passer par la case « pouvoir public ».

  2. Amélie

    Essai rapide à lire et qui fait bien réfléchir sur les méthodes alternatives à la sécurité publique !

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